Gala de combat interdit à Pierrefitte : ce que reproche la préfecture

Le premier gala de combat annoncé à Pierrefitte-sur-Seine n’a pas eu lieu : la préfecture de Seine-Saint-Denis a interdit Fight Impact One, prévu le samedi 7 novembre, faute de déclaration préalable et de garanties de sécurité.

En bref
  • Fight Impact One devait se tenir au complexe Roger-Fréville, organisé par l’Association sportive de Pierrefitte.
  • L’arrêté, publié le vendredi 6 novembre, retient l’absence de déclaration au préfet.
  • L’interdiction vaut pour tout le département, pas seulement pour la salle prévue.
  • Le nombre de billets vendus n’est pas connu.

Un gala amateur stoppé la veille #

L’affiche était en ligne depuis plusieurs semaines. Sur HelloAsso, l’Association sportive de Pierrefitte promettait une soirée de combats amateurs, avec des athlètes venus de différents clubs. Les portes devaient ouvrir à 16 heures, pour de premiers combats à 17 heures, détaille actu.fr.

À lire Arbitre agressé au Bourget : le football amateur de Seine-Saint-Denis sous le choc

La billetterie proposait trois tarifs : 10 euros pour une chaise près de l’aire de combat, 15 euros en gradin et 25 euros en formule VIP, buffet et boissons compris. Elle est restée ouverte du 6 octobre au 5 novembre, soit jusqu’à la veille de l’arrêté.

La discipline exacte varie selon les comptes rendus. Actu.fr parle d’un gala de MMA, tandis que Le Parisien reprend le terme employé par les organisateurs : le g-fight, une forme de combat inspirée du MMA et pratiquée surtout au sol.

Ce que la préfecture reproche aux organisateurs #

Le cœur du dossier est administratif. Le préfet relève que la manifestation ne figurait pas au calendrier de la fédération délégataire compétente. Le Parisien cite deux motifs de l’arrêté : « l’absence de déclaration de la manifestation (…) au préfet » et une organisation « en l’absence des garanties obligatoires pour assurer le respect des règles techniques et de sécurité ».

Le texte va au-delà de la procédure. Selon actu.fr, il rappelle que les participants s’exposent à des blessures multiples, pouvant entraîner une « commotion cérébrale, l’inconscience, voire le décès ». L’administration y voit un risque pour la dignité, l’intégrité physique et la santé des combattants.

À lire « Populaire » : cinq spectacles historiques gratuits en Seine-Saint-Denis dès le 22 mai 2027, ce que l’on sait du « contre-Puy du Fou »

Aucune réaction des organisateurs ne figure dans les articles consultés. À ce stade, on ne connaît donc que la version de l’État, telle que la presse locale la rapporte.

Deux régimes, selon que le gala passe ou non par la fédération #

La règle tient en une distinction posée par l’article R. 331-47 du Code du sport. Une manifestation publique de sports de combat échappe à la déclaration si trois conditions sont réunies : elle est organisée par une fédération délégataire, l’un de ses organes ou l’un de ses membres, elle porte sur une discipline déléguée à cette fédération, et elle est inscrite à son calendrier.

Toutes les autres doivent être déclarées au préfet à l’avance. Pour ces événements hors exemption, le délai est d’au moins un mois avant la date prévue, rappelle actu.fr. Ce dossier permet à l’administration d’examiner l’organisation et les garanties prévues pour les combattants.

Pour le MMA, ce cadre reste récent. Le ministère des Sports n’a rattaché la discipline à la Fédération française de boxe qu’en février 2020, à titre provisoire à l’époque.

Pourquoi changer de salle n’aurait rien réglé #

L’arrêté a anticipé le plan B. Son article premier interdit Fight Impact One au complexe Roger-Fréville, mais aussi dans « tout autre lieu de la ville ou du département de Seine-Saint-Denis ». Les organisateurs ne pouvaient donc pas basculer vers un autre gymnase du 93 pour maintenir leur date.

Cette rédaction large ferme la porte à une solution de dernière minute, alors que l’arrêté a été publié la veille du gala.

Pour le public et les clubs du 93, quelques réflexes #

Les articles consultés ne disent ni combien de places avaient été vendues, ni comment les acheteurs seront remboursés. Le premier contact reste l’association organisatrice, via la page HelloAsso de l’événement.

Pour un futur gala, une question simple permet de lever le doute avant de réserver : l’événement est-il inscrit au calendrier de la fédération, ou a-t-il été déclaré à la préfecture ? Un organisateur en règle n’aura aucune difficulté à répondre.

Côté clubs, l’affaire sert de rappel de calendrier. Un gala hors circuit fédéral se prépare au moins un mois à l’avance côté préfecture, avant même de lancer la billetterie. Passer par sa fédération, quand on y est affilié, reste la voie la plus directe.

Questions fréquentes #

Pourquoi le gala Fight Impact One a-t-il été interdit ?

Selon l’arrêté préfectoral rapporté par la presse locale, la manifestation n’avait pas été déclarée au préfet alors qu’elle ne figurait pas au calendrier de la fédération délégataire. La préfecture évoque aussi l’absence des garanties obligatoires sur les règles techniques et de sécurité.

Le gala pouvait-il être déplacé dans une autre salle du 93 ?

Non. D’après actu.fr, l’article premier de l’arrêté interdit l’événement au complexe Roger-Fréville et dans tout autre lieu de la ville ou du département.

Comment vérifier qu’un gala de combat est en règle avant de réserver ?

Le plus simple est de demander à l’organisateur si l’événement figure au calendrier de la fédération délégataire ou, à défaut, s’il a bien été déclaré à la préfecture. Ces deux situations sont celles que prévoit le Code du sport.

MGS 93 est édité de façon indépendante. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités :

Dans la même rubrique : Culture & Sport

Sites partenaires — Culture & Médias : Eugeniefontanet · Psp Premiers · Wovenbagmachine
A decouvrir : tarif référencement SEO · développeur full-stack freelance